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Univers de Matt Damon

Ma critique de Liberace

7 Octobre 2013 , Rédigé par mattdamonfan Publié dans #Films

Ma vie avec Liberace (Behind the candalabra, 2013) est un film inhabituel pour Matt. Tout d'abord parce que, bien qu'il ait été créé pour le cinéma, il a été diffusé aux Etats-Unis à la télévision et non au cinéma. Et aussi parce qu'il est inhabituel pour Matt de jouer un personnage homosexuel. Il est également étrange qu'un jeune homme qui va avoir 43 ans prête ses traits à un jeune homme à peine majeur.

Dans ce film, Matt interprète Scott Thorston, jeune amant du pianiste Liberace, qu'il rencontre à la fin d'un concert. Leur liaison, secrète pour les médias et les fans, sera tumultueuse. Les dialogues, quand ils traitent de sexe, sont parfois crus, mais toutefois moins vulgaires que dans le film Les infiltrés (The departed, 2006).

Il faut tout d'abord noter l'impressionnante prestation de Michael Douglas au piano (il n'est qu'en partie doublé). Une des premières scènes est la représentation à la suite de laquelle Scott rencontre Liberace, dit Lee.

Leur liaison aurait-elle résisté mieux face aux nombreuses disputes de Scott et Lee, inhérente à la vie de couple, si Scott n'avait pas fait ces mauvais choix de vie (la drogue l'a rendu paranoïaque et en proie à des crises de colère, et la chirurgie esthétique lui a fait perdre son identité) ? Scott a remplacé un bellâtre, le remplacement de Scott est-il inévitable ? Il a renoncé à sa vie, son rêve de soigner les animaux, reste éloigné de sa famille d'accueil (jamais il ne les appelera ses parents) par amour. Il restera malgré tout l'amant préféré de Lee, celui qui l'a rendu le plus heureux.

On peut se demander si, rétrospectivement, Scott et Lee ont fait un bon choix de rester ensemble. Que serait-il adevenu de Scott : probablement vétérinaire, il n'aurait pas connu cette vie de faste, ses petits amis l'auraient peut-être fait souffrir comme Lee. Liberace aurait continuer d'enchaîner les conquêtes. 

Leur relation était clairement ambigüe : Lee est tantôt père, tantôt amant (non fidèle), et houleuse. Le personnage de Liberace est complexe : ses décors de scène, ses costumes de scène, sa décoration (réalisée par ses soins) et ses meubles sont kitchissimes (le mot semble avoir été créé pour les décrire), Scott trouve que le décor et les costumes font très gay alors que l'homosexualité de Liberace est secrète et qu'il est censé chercher la femme de ses rêves. L'accent est mis sur l'apparance : pour tous, Liberace est hétérosexuel et a une abondante chevelure. Les salles sont remplies de piano et il est pianiste virtuose, mais il n'aime pas le piano. Il est soulagé du décès d'un proche. Le monde de paillettes qu'il symbolise sur scène et qui remplit son "palais" n'est que futilité : il redoute avant tout d'être aimé pour son argent uniquement, et se sent désespérément seul. Or Scott l'aime vraiment, et la jalousie le ronge quand il réalise que Lee regarde avec appétit un autre jeune homme : Scott pense que son idylle avec Liberace arrive à son terme. 

La relation entre Scott et Lee est homosexuelle, mais elle a la même universalité que si elle avait été hétérosexuelle : la séduction, la jalousie et la peur de perdre l'autre, les préférences dans les pratiques qui ne sont pas forcément partagées par les deux personnes, les disputes, les réconciliations, les ex qui parasitent.

Liberace-1
Walter Liberace (Michael Douglas) et Scott Thorston (Matt)

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